Moi

38 ans, deux garçons de 5 ans ( oui, des jumeaux)

Admissible au CRPE 2007 ( avec le CNED), pas admissible à la session 2008 ( PE1 à l'IUFM), en attendant de prendre une décision définitive pour 2009, je retravaille de nouveau à temps plein.
Ici, vous trouverez donc beaucoup d'histoires d'école et de concours, mais aussi des choses plus personnelles.
Moi, quoi. Ma vie...
Bonne lecture...

Vendredi 23 mai 2008
publié dans : au jour le jour
...des écrits commencent à tomber de façon régulière dans les académies...
Je lis des commentaires de gens que je ne connais pas sur le forum spécialisé, je lis leur joie d'être admissible, mais je lis également leur peine de ne pas l'être.
Les copines "virtuelles", celles du forum des mamans-crpe (ici : http://maman-et-crpe.forumactif.com/) commencent elles aussi à recevoir les résultats, et hier, ben ça a été l'hécatombe. Ma copine C. qui a toujours été là pour nous, que ce soit pour l'administration du forum ou pour donner un coup de main dans la préparation, transmettre des documents ( sans rien attendre en retour), donner le petit coup de pied qu'il faut quand ça va pas. C'était sa énième tentative, et elle laisse tomber, fatiguée de sacrifier sa vie et celle de sa famille pour ce foutu concours...réaction que je peux aisément comprendre.

Nous, on doit attendre le 4 juin, notre académie est la dernière à donner ses résultats. Une grosse semaine à patienter, encore. D'ici là, surtout ne pas y penser, donner un gros coup de collier pour l'oral pro, le gros morceau en ce qui me concerne. Surtout ne pas relâcher la bride. Avancer, encore et toujours. Ne pas semer de doutes sur notre chemin, rester positif, garder le cap. Et garder le rythme de travail pris ces derniers jours. Il me convient bien, les trucs appris restent. Une fois de plus, je sais bien que je ne saurai pas tout. Qu'il y aura toujours une faille. L'essentiel est de ne pas la laisser entrevoir. Y aller "blindée", motivée, c'est moi qu'il leur faut, comme nouvelle maitresse à la rentrée 2009.

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Jeudi 22 mai 2008
publié dans : au jour le jour
Aujourd'hui, journée EPS.
Je suis allée me tester au 1500 mètres ce matin, trajet en bicyclette. A faire du sport et au prix du gasoil,autant joindre l'utile à l'agréable...
J'arrive sur le stade et je vois une classe de collège, javelot. Je branche la prof pour lui demander si je ne dérange pas avec mes tours de stade. Elle me dit juste que les gamin démarrent leur lancer sur le gravier. A moi donc de contourner et de faire gaffe. Ouf, les gamins sont coopérants, il me voient arriver et je réussis à faire ma séance.

Bizarre, de recourir sur ce stade, où j'ai vécu mes séances de sport au collège et où j'ai pesté quand on faisait des tours..courir pour courir, beurk. Pas de but, pas d'objectif à atteindre, j'ai toujours trouvé la course d'endurance très rébarbative.
Là, déjà je suis contente d'avoir su me motiver ce matin.
Je fais un tour d'échauffement. 2'28".
Et zou c'est parti. 3 tours 3quarts...évidemment je souffre, courir comme ça autour d'un stade et toute seule, quelle galère par rapport à ma course à pied du vendredi soir, en pleine nature autour d'un lac, avec les copines...
Je stoppe le chrono : 9"50. Ouai bof. 1 minute de mieux par rapport au début d'année.
Je récupère, je m'étire, je bois, et je me tâte : qu'est ce que je fais? je suis à, autnt profiter du lieu. Je fais donc un parcours de 100m balisé à 50, et je fais un peu de fractionné. Démarrage, et j'accélère au 50m...j'en ai fait 4, comme ça.
Retour maison après récup et petit trajet en bicyclette, je suis contente de moi.

Bilan : je réalise que je ne cours pas vite. Que mon échauffement est san doute insuffisant, car j'ai souffert pour terminer les 1500m, alors que je réussis à courir 4400m sans souffrir le vendredi.
Autre truc : faut que je courre plus vite. Je regarde le barème : 9"50 = 5 sur 20. Gloups. Mais bon, c'est mieux que le 2/20 de début d'année, et même si le coeff est de 0,5 en prestation, c'est toujours ça de pris. Ca me ferait suer de louper l'admission ou même la liste complémentaire parce qu'il me manque ces 2,5 points.
Cet apres midi, j'appelle ma copine-coach pour qu'elle me concocte un truc personnalisé. Demain, on est censés courir 7km. Mais moi, il faut que je m'entraine autrement, maintenant. Que j'accélère la cadence sur une distance plus courte.

Ensuite, l'exposé EPS.
Je l'ai peaufiné hier à l'IUFM, en environ 3 heures de recherches et de rédaction. Avec les conseils glanés à droite à gauche, et les rectifications apportées par le cours de la semaine dernière.
Le plan me plait plus, il est mieux structuré : j'ai une intro, un plan, je développe par rapport aux items choisis ( motivation, capacités physiques et interaction élèves) et je balaye les trois cycles, par des exemples d'activité ( dispositif, but de la tâche, critère de réussite), des trucs sur le développement des enfants, le rôle de l'enseignant... j'arrive à 9"50 en lisant avec un débit de parole normal.
Je vous mets mon exposé en ligne demain, après passage à l'oral, si le prof l'estime bien. Ca vous aidera vous aussi, et à part Oberlinette, on n'est pas dans la même académie, donc vous n'etes pas concurrentes. Je veux bien partager ça avec vous, fidèles lecteurs.

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Mardi 20 mai 2008
publié dans : CRPE 2008 - suite et fin

Faisons un mini-bilan de reprise de révisions, pour tenir le cap et voir la progression…

 

Retour de vacances dimanche- lundi férié journée famille- mardi, retour des enfants à l’école. Je remets la maison au carré, lessive, rangement, aspi&serpi, courses. Je range mes cours qui concernent les épreuves écrites : classeurs, documents d’accompagnements reliés, bouquins divers. Mercredi journée off-
Jeudi à l’attaque : je sors tout ce dont je vais avoir besoin pour les oraux. Enfin « je sors tout », je mets à disposition, plutôt, parce que là aussi, y’a du matériel disponible : mes classeurs de cours d’IUFM, mon classeur de cours de Supdetrucmuche reécupéré d’une copine ( merci d’ailleurs copine si tu me lis), mes bouquins (EPS, Foucher Oral Pro, Confusions à éviter en oral pro chez Tempes, Guide jaune de l’enseignant en EPS, tome2) ; je fais une liste de thèmes à réviser en oral pro ( le sommaire du Foucher) avec cases à cocher et je scotche le tout à l’intérieur de la porte du petit placard du bureau ( je remarque au passage que si je connais pas mal de trucs déjà, ben y’a encore du chemin à parcourir) ; je bosse mon exposé d’EPS.

Vendredi matin en cours : Exposé EPS, bof, à revoir, manque de contenus. Après midi détente ( enfin non j’ai bossé mais pour moi franchement, cette partie de la préparation est une partie de vrai plaisir) : Lecture Littérature Jeunesse à la bibliothèque de ma commune. Je coche sur la liste officielle les livres que je lis carrément sur place, je fais un petit résumé sur feuille. Là, j’ai lu des contes ( Prince Grenouille, Rafara, la goutte de miel, le chat qui boude…).
Samedi : dernière conférence, sur le métier d’enseignant. Le prof a eu vite fait de me remonter le moral, avec toutes ces actualités concernant l’éducation et la condition enseignante, c’est à se demander si certains n’ont pas rendu leur tablier avant même de s’attaquer aux oraux.

Dimanche off- réservé à la famille 

Lundi : début des révisions, je commence par l’organisation de l’Education Nationale, qui fait quoi. Ensuite la laïcité et la neutralité ( je relis le BO de 1989 suites aux incidents concernant le port du voile) ; le référentiel de compétences du professeur des écoles. Je note au fur et à mesure les points à approfondir. Puis un autre grand thème : les sorties scolaires : qui donne l’accord, quel type de sortie, et surtout, combien d’encadrement ( selon maternelle ou élémentaire, si sortie classique ou «  à risque ») … nombre d’adultes et d’enfants à apprendre par cœur, c’est utile à savoir de toute façon. L’an dernier un membre du jury m’avait demandé mon avis sur les classes transplantées, aujourd’hui je suis capable de développer sur le sujet. L’an dernier, à part dire que la sortie scolaire devait entrer dans le cadre de l’enseignement et avoir une dimension pédagogique et éducative…

Je note dans mon répertoire les abbréviations ( et y’en a hein), des trucs que je risque d’oublier ( organisation en milieu rural, les RPC et les RPD, non non c’est pas un gros mot, les EMALA…pour les non initiés voir les significations en bas de billet), aussi les trucs à chercher sur la toile.

Lundi soir : j’imprime une liste non exhaustive de questions d’oral pro, trouvées sur EdP, et je tente de répondre.

Voili voilà o j’en suis.

 

Aujourd’hui mardi, j’ai eu cours d’oral pro ce matin, deux collègues sont passées en simulation, l’une sur le rôle des parents, l’autre sur l’apprentissage des langues vivantes.

J’ai noté que je devais impérativement réviser l’ASH, toutes les abbréviations et surtout les procédures ( si l’enfant est en situation de handicap dès son arrivée, si on le détecte en cours d’année, mais aussi l’élève en difficulté comment y remédier, vers qui demander de l’aide). Bref, de gros dossiers que je ne maitrise pas encore mais ce sont des sujets dont on parle quasi systématiquement le jour de l’oral. A ne pas contourner, donc.

   

RPC : regroupements pédagogiques concentrés ( ex : cycle 1 et 2 à trifouillis, cycle 3 à pétaouchnoc)

RPD : l’inverse, regroupements pédagogiques dispersés ( Trifouillis et Pétaouchnoc se regroupent à Perpète-les-Olivettes)

EMALA : Equipes Mobiles d’Animation et de Liaison Académique


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Lundi 19 mai 2008
publié dans : IUFM- mon année PE1
Maintenant, un avis en termes de contenus d'enseignement :

La grande différence entre l'IUFM et les préparations privées, c'est, outre le prix, les contenus d'enseignement. Les prépa privées préparent au concours. Elles bétonnent les simulations, les concours blancs, mettent les candidats sur les rails de ce qu'attendent les jurys. Les enseignants peuvent être carrément des gens qui participent à des cours à l'iufm, aussi ( et là, je pointe du doigt l'éthique professionnelle, très discutable- mais ne donnerai pas d'opinion), voire qui ont 3 casquettes : IUFM, privé et accessoirement directeur d'école ( alors avec des bras en forme de tentacules, comme une pieuvre, pour pouvoir tout faire). Et alors là, l'hallu totale. No comment.

L'IUFM, elle, prépare également au métier. On entrevoit ce que seront les pratiques de classe, notre environnement professionnel ( élèves et collègues). Beaucoup d'enseignants ont connaissance du terrain, même si c'est pas toujours la panacée,quand on entend les collègues PE2 râler sur les grands écarts entre théorie et réalités du terrain.

Il est clair qu'aucune préparation ne détient LA clef, sinon on irai tous là bas et on serait tous admis.
Ce que je trouve dégueulasse ( et je ne mâche pas mes mots), c'est le coût des préparations privées ( hors CNED, que je trouve intéressant pour les écrits mais trèèèèès léger en ce qui concerne l'oral, ainsi que le métier de PE). Il y a évidemment un filon à exploiter au vu des places très chères en IUFM, mais bon faut pas exagérer non plus.

Moi, ce que j'ai apprécié cette année, c'est l'échange avec les autres. C'est fou ce qu'on avance quand on travaille à plusieurs, que quelqu'un nous explique en langage normal, un truc qu'on n'a pas compris. L'interaction est très intéressante. D'ailleurs, nos profs de formation générale nous l'ont dit : travailler dans votre coin, c'est porte ouverte à l'échec. Et je suis bien d'accord là dessus.

Si vous préparez le concours tout seul, en candidat libre, surtout n'hésitez pas à aller sur des forums (actifs) pour échanger avec d'autres candidats et des professeurs des écoles titulaires : mine d'or incontournable.

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Lundi 19 mai 2008
publié dans : IUFM- mon année PE1

 

Voici donc un billet spécial «  Marie Christine », mais il s’adresse à tous ceux qui voudraient mon avis sur l’IUFM et les autres « méthodes de préparation ». Je vais peut être en cela empiéter sur l’excellent billet d’Elise Titane sur le même sujet, et autant y être, je donne donc également mon avis sur la question épineuse : est ce que ça « vaut le coup » d’intégrer l’IUFM pour préparer le concours ?

 

Je répondrai d’abord par : ça dépend de la situation personnelle de chacun. Ca ne sera pas pareil d’intégrer l’IUFM en tant que fraiche diplomé(e) de licence, ou en tant que «  en reconversion » ( je mets dans cette catégorie tout ceux qui ont déjà gouté aux joies d’un boulot voire plusieurs, qui ont de l’expérience professionnelle et qui souhaitent se diriger vers l’enseignement du premier degré).


Intégrer l’IUFM quand on sort de l’Université ne comporte pas de gros risques. Au pire, « perdre » une année et se diriger ensuite vers autre chose. Ou bien redoubler si on rate le concours.

Intégrer l’IUFM si on est «  en reconversion », c’est autre chose. D’abord l’aspect financier si on suit le cycle normal, en journée ( à moins de bénéficier des assedic, il faut s’autofinancer) puis ensuite, l’aspect « vie familiale » car souvent, les « reconversion » sont parents d’un voire plusieurs enfants, souvent.
Et là se pose la question de la gestion de la préparation au concours, cumulée à la gestion de la famille et de la maison.

-         on peut aller à l’IUFM en soirée ou en journée selon la formule proposée en « reconversion » (exemple à Nimes en journée ou en soirée, en Avignon, en soirée seulement)

-         si on entre dans le cycle normal, les cours sont dispensés en journée.

 

J’ai eu la chance 1) de pouvoir financer ma formation et 2) de pouvoir organiser efficacement ma formation en menant de front l’IUFM et ma vie de famille.

 

L’emploi du temps de l’IUFM a pu être aménagé ( dans la mesure du possible) pour ceux qui avaient comme moi des contraintes familiales, et si tout ne pouvait pas être pris en compte, il fallait faire des choix. Mais dans l’ensemble, je suis tout à fait satisfaite de mon année.

J’ai pu organiser mon emploi du temps par rapport à mes possibilités de garde de mes enfants et de l’encadrement périscolaire, afin que mes enfants ne soient pas trop lésés à cause des mes horaires. J’ai également eu la chance que mes parents acceptent de s’occuper des mes enfants le mercredi. Une amie a été ainsi contrainte de zapper deux heures de français car pour elle il était impossible de sacrifier son mercredi, consacré à la garde de ses enfants.

Enfin, après avoir sympathisé avec les collègues de la promotion, il m’a toujours été possible de rattrapper des cours ratés ou récupérer des comptes rendus de conférences où de séminaires auxquels je n’avais pu assister pour cause d’enfant malade ou autre.

 

En ce qui concerne le travail à fournir, évidemment cela dépend des gens. Et donc ensuite, ce travail a un impact plus ou moins grand sur la vie familiale.

En ce qui me concerne, comme c’est la deuxieme fois que je me colle au concours, je connaissais les grandes lignes de ce que l’on allait aborder, et ayant déjà révisé, le travail à fournir m’a semblé moins « lourd » que quelqu’un qui démarre du début ( une anecdote ici, lors d’un cours d’astronomie, le prof a eu la sensation d’avoir inventé le fil à couper le beurre en indiquant que l’inclinaison de la Terre par rapport au soleil donnait le phénomène des saisons ; une collègue ne savait pas que la Terre n’était pas perpendiculaire, mais inclinée vers le soleil. Un grand moment de solitude pour elle, quand elle a vu qu’elle était la seule à ne pas savoir)

Mais bon, il y a les travaux dirigés, les exercices à faire et ceux à rendre, et surtout toutes les recherches personnelles à effectuer, car on vous donne les clefs pour ouvrir les portes, ensuite à vous de vous informer. Il y a également un très gros travail de lecture ( les textes officiels, les documents d’accompagnement, et toutes les références littéraires qui concernent le concours, le métier, les élèves…)

 

En terme de temps de travail, concrètement, sur l’année, ça a donné ça :

-         22 heures de cours hebdo ( sans compter les samedis matins réservés aux conférences)

-         en travail personnel ( devoirs et recherches) : je me réservais les samedis et dimanche ( jusqu’aux concours blancs et au concours final) ; je travaillais pendant mes « trous » à l’IUFM, et le soir de 20h30 à 22h 22h30 ; j’ai commencé à gratter mes heures libres après les vacances de Février, où le rythme s’est accéléré : travail le samedi et le dimanche soir inclus ( journées restant pour la famille), et augmentation du temps de travail le soir jusque 23 heures.

 

( à suivre)


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