Mes meilleurs souvenirs d’écolière je les garde sans doute de la période CE2- CM1…nous avions une institutrice de la « vieille école », qui était à une dizaine d’années de la retraite, et qui avait d’ailleurs vu défiler dans ses classes, au tout début de sa carrière, des mamans de quelques uns d’entre nous. C’est je pense grâce à ce lien que les relations entre parents et institutrice étaient excellents, et que les parents étaient toujours partants pour participer aux différentes sorties qu’elle organisait pour ses élèves : théatre, sorties à bicyclette, et même camping ou nuitée dans un centre aéré avec danse autour du feu…
Cette institutrice avait beaucoup d’ idées, était très créative et nous adhérions à la plupart de ses projets organisés en classe. Elle savait intéresser ses élèves, elle était droite, mais tout le monde la respectait et cette bonne ambiance qui régnait rendait la vie de la classe très agréable…
Elle savait « mener sa classe » comme personne : à la baguette certes, mais c’était réglé comme du papier à musique : les rituels, l’organisation générale…mais aussi les différents apprentissages qui rythmaient nos journées.
On savait qu’on ferait de l’écriture l’après midi juste avant ou après la récréation, et qu’avant que la cloche de fin de journée sonne, on aurait lu une pièce de théatre ( qu’on préparait en prévision de la pièce qu’on irait voir pour de vrai plus tard dans l’année) ou bien on aurait chanté…à une ou plusieurs voix.
Chaque lundi matin c’était le rituel du changement de place. L’instit s’assurait qu’ainsi chacun à notre tour nous serions au premier rang, et qu’on changerait de binôme…cela pour éviter les trop grandes connivences et les amitiés…le groupe classe était donc plutôt soudé, il n’y avait pas de brebis galeuse…On profitait également de ce moment pour ranger, trier, jeter, faire de l’ordre dans nos pupitres…on prenait le plastique qui recouvrait le bois de nos pupitres et hop ! à son commandement, nous reculions d’une place ( soit tous les deux, soit l’un de nous)…en une année nous avions « voyagé » à travers la classe, et pu nous décontracter de nous retrouver un peu au fond de la classe ( pendant une semaine).
Elle avait également ses habitudes de travail en matière de travail individualisé :
- par exemple pour la dictée, l’un d’entre nous la faisait au dos du tableau noir mobile, et nous faisions une correction collective…à charge de celui qui faisait la dictée au tableau, de s’appliquer en matière d’écriture et surtout de fautes… le regard de l’autre sur son travail était un formidable outil de travail, car on n’avait pas envie de se faire moquer à cause de nos fautes…
Au tableau d’affichage, notre rang et nos notes mensuelles…
( à suivre)
(pas dans liste officielle mais lien évident)
Auteur : Jeanne Willis
Ce n'est pas une oeuvre de la liste de références mais on peut recréer le lien...