Je profite d’avoir enfin réussi à passer le cap de cet échec pour faire un petit bilan personnel sur cette année qui vient de s’écouler. Elle a été riche, très riche, et je sors grandie de cette expérience.
L’année de révisions
J’ai commencé pendant l’été 2006 à lire de l’histoire géographie essentiellement ( matière que j’aime bien et où j'avais besoin de me reconfirmer mon choix de la prendre en majeure) avec le « Réussir l’histoire géographie au concours de professeur des écoles » de Francis Simonis-Olivier Roux, Editions Seli Aslan ; un bouquin génial parce qu’il se lit quasiment comme un roman, on retient bien les informations. Cela a été utile de démarrer par ce livre là. J’ai vraiment commencé les révisions à réception des cours du CNED.
. points forts
Mon point fort essentiel a été : l’organisation, en termes de temps de révision, de répartition des matières ( là, petit bémol, lire plus loin la révision des oraux), et surtout de rythme personnel pour jongler entre les révisions et la vie familiale et le peu de vie personnelle ( car celle là on a beau dir, on la met entre parenthèses quand on prépare un concours...).
Après avoir tatonné un peu concernant la répartition des matières, en essayant deux matières par jour, et tous les écrits de front, je me suis rendue compte que j’étais plus à l’aise en révisant une matière par jour, ou sur quelques jours, parfois sur une semaine entière. Cela m'a permis de ne pas papillonner, et d’approfondir vraiment les thèmes. J’ai pu ainsi boucler rapidement le français, en accentuant à l’approche des écrits, les points vraiment essentiels à savoir quasi par cœur.
Je peux également me féliciter d’avoir tenu le coup sur la durée, malgré mes baisses de régime et mes doutes en janvier février ( surtout concernant les maths). Ma motivation m’a réellement portée. Et je compte bien m’en resservir cette année.
Un autre point fort c’est que réviser tout ça ne m’a pas trop coûté d’effort en termes de travail cérébral. Je pensais que reprendre ses études après 12 ans d’arrêt allait réclamer un travail monstrueux. En fait mon cerveau s’est rapidement remis sur la position « études ».
Participer à des forums spécialisés a été également un vecteur non négligeable de motivation, et je remercie toutes celles qui m'ont donné les coups de pied au fesses qui ont été nécessaires pour me faire repartir... Hélène merci à toi en particulier. Et Caro aussi évidemment...
.points faibles
Le point faible essentiel a été de n’avoir commencé à réviser les oraux que tard dans l’année, et cela m’a certainement couté la réussite. J’ai attaqué la révision de l’oral pro en Février Mars, je n’avais pas encore écrit mon exposé littérature jeunesse, et mon exposé EPS et ma chorégraphie de danse ont également émergé tard. Trop tard sans doute pour réussir à assimiler les exposés.
L’autre point faible a été de ne pas suffisamment me reposer et me ménager des temps de « coupure-révisions ». La tête dans le guidon jusqu’en Mars, 4 jours par semaine et je ne compte pas les soirées de révision et de recherches internet…je me suis retrouvée le week end précédant le QCM d’entrée à l’IUFM avec une gastro-entérite carabinée. J’ai été incapable d’ouvrir un livre pendant la semaine avant le QCM.
Ma famille a été un peu négligée, même si j’étais présente pour les enfants à la sortie de l’école et le mercredi et les week ends, j’ai négligé la vie familiale, la cuisine, la tenue de la maison. Je ne pensais que concours concours et encore concours…
Le concours
J’ai trouvé la période entre les écrits et les oraux beaucoup trop importante. C’est affreux de devoir réviser les oraux ( et de trouver le courage de s’y mettre) quand on attend les résultats des écrits. Les derniers jours avant les résultats d’admissibilité, je n’y arrivais plus. Le cerveau n’enregistrait plus rien, et je commençais à réaliser la bêtise de ne pas avoir commencé les oraux plus tôt...
Après avoir vu mon nom sur la liste des admissibles, ça m’a vraiment redonné le coup de fouet…mais le mois entre l’admissibilité et les oraux est passé très vite, et je n’ai pas pu vraiment mettre ce temps à profit.
.points forts de l’écrit
- avoir su gérer mon temps d’épreuve : je n’ai pas fait beaucoup de devoirs d’entrainement, mais j’ai très bien su gérer les différents temps. Je connaissais sur le bout des doigts les temps impartis pour chaque question de français, d’histoire géographie…
C’est un point fort qui correspond vraiment à ce que je suis, à ma nature. Je suis plutôt pointilleuse en termes d’horaires, d’arriver en retard ou en avance quelque part, de manger à heures régulières…c’est sans doute mon côté terre à terre.
C’est évidemment un point fort non négligeable. Garder un œil sur sa montre, gérer son temps, garder quelques minutes pour se relire.
- avoir su gérer la méthode de base des épreuves : lire TOUT le sujet, jusqu’au bout, annexes incluses, pour s’imbiber des questions et évaluer le temps de réflexion- rédaction des réponses.
Français : j’ai lu les textes de la synthèse et de la question didactique, mais j’ai d’abord fait la question de grammaire. Elle appelait des réponses concises ( relever des fautes d’accord verbal d’un passage de production d’élève ; les corriger, les classer). J’ai ensuite fait la synthèse, et j’ai terminé par la question de didactique ( étudier une page de manuel). Je rappelle que le sujet portait sur les verbes et l’apprentissage de la conjugaison.
Mathématiques : c’est là que ça sert de lire le sujet jusqu’au bout. Repérer tout de suite ce qui est faisable immédiatement et ce qui demande plus de temps de réflexion, et évaluer ce qui va poser problème à coup sûr. Je voyais que quelques questions posaient souci, et que je n’aurais pas le temps de chercher trop longtemps, j’ai donc préféré sauter des petites questions et me consacrer aux questions plus longues mais qui étaient à ma portée et qui donc rapporteraient des points. Et j’ai rédigé certaines réponses au propre directement.
Histoire Géo / Sciences : là aussi, j’ai pris le temps ( quite à en perdre) de lire l’ensemble du sujet. Et j’ai évalué les temps de réponse nécessaire. J’ai commencé par les sciences. Après avoir mis quelques idées sur brouillon, j’ai rédigé directement au propre. Cela ma permis de récupérer du temps pour la majeure, histoire géographie.
Je connaissais également le plan de construction de la partie didactique par cœur, je ne me suis donc pas éparpillée.
.points faibles de l’écrit
Le point faible majeur a été les Mathématiques, et particulièrement la géométrie, et les démonstrations. J’ai perdu les pédales quand il a fallu démontrer que la figure construite était bien un carré…les maths restent pour moi la matière la plus difficile, et les livres du CNED ne m'ont ps vraiment aidée à mettrede côté cette idée. J'ai rapidement zappé vers les Hatier, et je suis revenue vers les Cned en fin d'année, avec l'impression d'enfin capter ce qu'on y écrivait...
Autre point faible c'est le manque d'entrainement, finalement. S'entrainer à faire une introduction et une conclusion correcte , avoir un plan béton.
Je ne sais plus où j'avais lu ça ( sans doute sur un forum ou un blog), mais préparer le CRPE revient à nous transformer en "usine à plans"
. points forts des oraux
Mes points forts à l'oral sont les langues. Mes notes maximales ( 20 sur 20 en anglais et en allemand) me confortent bien dans cette impression que je m'y sens très à l'aise. Et je vais quand même l'écrire, pour les langues je n'ai lu que les systèmes éducatifs...rien d'autre. Je n'ai pas ouvert un seul bouquin.
Mon autre point fort ( que je dois retravailler quand même) c'est de me sentir à l'aise dans une conversation avec un jury, la maturité que j'ai, les expériences d'entretien d'embauche jouent en ma faveur.
. points faibles des oraux
Gros point faible, le manque de préparation.
En oral pro j'ai commencé à réviser très tard et je n'avais pas les bouquins adéquats ( quoi qu'on en dise, le livre du CNED est insuffisant), le Hatier est imbuvable et j'ai découvert le Foucher bien trop tard.
Mes exposés n'ont pas été suffisamment travaillés et assimilés.
Enfin, le manque de connaisances et d'entrainement à la synthèse d'oral pro a fait que même si les textes étaient intéressants, je n'ai pas réussi à rassembler les idées dans un plan béton, à y inclure mes expériences de stage ( car j'en avais...)
En EPS, même si mes sensations étaient positives, mes notes catastrophiques me font confire que je n'ai pas répondu aux attentes du jury. La danse est bien trop aléatoire, et on a beau danser depuis plus de 20 ans ( ce qui est mon cas), ben ça ne suffit pas à convaincre...
Et je n'ai pas du tout compris ce qui a pêché à l'oral d'EPS...
Mes points à améliorer seront abordés dans un autre billet, que vous trouverez dans la partie CRPE 2008...