Moi

38 ans, deux garçons de 5 ans ( oui, des jumeaux)

Admissible au CRPE 2007 ( avec le CNED), pas admissible à la session 2008 ( PE1 à l'IUFM), en attendant de prendre une décision définitive pour 2009, je retravaille de nouveau à temps plein.
Ici, vous trouverez donc beaucoup d'histoires d'école et de concours, mais aussi des choses plus personnelles.
Moi, quoi. Ma vie...
Bonne lecture...

Lundi 26 mai 2008
publié dans : IUFM- mon année PE1
et je démarre sur des chapeaux de roue, motivée.
Ce matin, révisions d'oral pro :
- le handicap : procédure une fois l'élève inscrit dans l'école de son secteur ( saisine de la MDPH, validation du PPS...) ; la CLIS;
- l'élève en difficulté : la CLAD; la CLIN ( thème à terminer car très vaste)

11h, je décide d'aller courir. Entre deux averses, je file au parcours santé. Certes il est en terrain super accidenté, avec mini montées et mini descentes, des cailloux et de la terre, mais ça fait un entrainement quand même. 45 minutes d'activité, deux tours de parcours  d'échauffement, ensuite du fractionné en 30sec-1mn...retour maison en trottinant.
Effectivement, le premier quart d'heure fait souffrir. Beaucoup. Il réclame donc de la motivation, et ce matin, j'ai amené mon podomètre-radio FM. Avec de la musique, la souffrance s'encaiss mieux.

Petit repas léger, là il est 13heures, j'ai 2h30 devant moi pour continuer mes révisions. Au programme :
- les parents
- l'ATSEM

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Lundi 19 mai 2008
publié dans : IUFM- mon année PE1
Maintenant, un avis en termes de contenus d'enseignement :

La grande différence entre l'IUFM et les préparations privées, c'est, outre le prix, les contenus d'enseignement. Les prépa privées préparent au concours. Elles bétonnent les simulations, les concours blancs, mettent les candidats sur les rails de ce qu'attendent les jurys. Les enseignants peuvent être carrément des gens qui participent à des cours à l'iufm, aussi ( et là, je pointe du doigt l'éthique professionnelle, très discutable- mais ne donnerai pas d'opinion), voire qui ont 3 casquettes : IUFM, privé et accessoirement directeur d'école ( alors avec des bras en forme de tentacules, comme une pieuvre, pour pouvoir tout faire). Et alors là, l'hallu totale. No comment.

L'IUFM, elle, prépare également au métier. On entrevoit ce que seront les pratiques de classe, notre environnement professionnel ( élèves et collègues). Beaucoup d'enseignants ont connaissance du terrain, même si c'est pas toujours la panacée,quand on entend les collègues PE2 râler sur les grands écarts entre théorie et réalités du terrain.

Il est clair qu'aucune préparation ne détient LA clef, sinon on irai tous là bas et on serait tous admis.
Ce que je trouve dégueulasse ( et je ne mâche pas mes mots), c'est le coût des préparations privées ( hors CNED, que je trouve intéressant pour les écrits mais trèèèèès léger en ce qui concerne l'oral, ainsi que le métier de PE). Il y a évidemment un filon à exploiter au vu des places très chères en IUFM, mais bon faut pas exagérer non plus.

Moi, ce que j'ai apprécié cette année, c'est l'échange avec les autres. C'est fou ce qu'on avance quand on travaille à plusieurs, que quelqu'un nous explique en langage normal, un truc qu'on n'a pas compris. L'interaction est très intéressante. D'ailleurs, nos profs de formation générale nous l'ont dit : travailler dans votre coin, c'est porte ouverte à l'échec. Et je suis bien d'accord là dessus.

Si vous préparez le concours tout seul, en candidat libre, surtout n'hésitez pas à aller sur des forums (actifs) pour échanger avec d'autres candidats et des professeurs des écoles titulaires : mine d'or incontournable.

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Lundi 19 mai 2008
publié dans : IUFM- mon année PE1

 

Voici donc un billet spécial «  Marie Christine », mais il s’adresse à tous ceux qui voudraient mon avis sur l’IUFM et les autres « méthodes de préparation ». Je vais peut être en cela empiéter sur l’excellent billet d’Elise Titane sur le même sujet, et autant y être, je donne donc également mon avis sur la question épineuse : est ce que ça « vaut le coup » d’intégrer l’IUFM pour préparer le concours ?

 

Je répondrai d’abord par : ça dépend de la situation personnelle de chacun. Ca ne sera pas pareil d’intégrer l’IUFM en tant que fraiche diplomé(e) de licence, ou en tant que «  en reconversion » ( je mets dans cette catégorie tout ceux qui ont déjà gouté aux joies d’un boulot voire plusieurs, qui ont de l’expérience professionnelle et qui souhaitent se diriger vers l’enseignement du premier degré).


Intégrer l’IUFM quand on sort de l’Université ne comporte pas de gros risques. Au pire, « perdre » une année et se diriger ensuite vers autre chose. Ou bien redoubler si on rate le concours.

Intégrer l’IUFM si on est «  en reconversion », c’est autre chose. D’abord l’aspect financier si on suit le cycle normal, en journée ( à moins de bénéficier des assedic, il faut s’autofinancer) puis ensuite, l’aspect « vie familiale » car souvent, les « reconversion » sont parents d’un voire plusieurs enfants, souvent.
Et là se pose la question de la gestion de la préparation au concours, cumulée à la gestion de la famille et de la maison.

-         on peut aller à l’IUFM en soirée ou en journée selon la formule proposée en « reconversion » (exemple à Nimes en journée ou en soirée, en Avignon, en soirée seulement)

-         si on entre dans le cycle normal, les cours sont dispensés en journée.

 

J’ai eu la chance 1) de pouvoir financer ma formation et 2) de pouvoir organiser efficacement ma formation en menant de front l’IUFM et ma vie de famille.

 

L’emploi du temps de l’IUFM a pu être aménagé ( dans la mesure du possible) pour ceux qui avaient comme moi des contraintes familiales, et si tout ne pouvait pas être pris en compte, il fallait faire des choix. Mais dans l’ensemble, je suis tout à fait satisfaite de mon année.

J’ai pu organiser mon emploi du temps par rapport à mes possibilités de garde de mes enfants et de l’encadrement périscolaire, afin que mes enfants ne soient pas trop lésés à cause des mes horaires. J’ai également eu la chance que mes parents acceptent de s’occuper des mes enfants le mercredi. Une amie a été ainsi contrainte de zapper deux heures de français car pour elle il était impossible de sacrifier son mercredi, consacré à la garde de ses enfants.

Enfin, après avoir sympathisé avec les collègues de la promotion, il m’a toujours été possible de rattrapper des cours ratés ou récupérer des comptes rendus de conférences où de séminaires auxquels je n’avais pu assister pour cause d’enfant malade ou autre.

 

En ce qui concerne le travail à fournir, évidemment cela dépend des gens. Et donc ensuite, ce travail a un impact plus ou moins grand sur la vie familiale.

En ce qui me concerne, comme c’est la deuxieme fois que je me colle au concours, je connaissais les grandes lignes de ce que l’on allait aborder, et ayant déjà révisé, le travail à fournir m’a semblé moins « lourd » que quelqu’un qui démarre du début ( une anecdote ici, lors d’un cours d’astronomie, le prof a eu la sensation d’avoir inventé le fil à couper le beurre en indiquant que l’inclinaison de la Terre par rapport au soleil donnait le phénomène des saisons ; une collègue ne savait pas que la Terre n’était pas perpendiculaire, mais inclinée vers le soleil. Un grand moment de solitude pour elle, quand elle a vu qu’elle était la seule à ne pas savoir)

Mais bon, il y a les travaux dirigés, les exercices à faire et ceux à rendre, et surtout toutes les recherches personnelles à effectuer, car on vous donne les clefs pour ouvrir les portes, ensuite à vous de vous informer. Il y a également un très gros travail de lecture ( les textes officiels, les documents d’accompagnement, et toutes les références littéraires qui concernent le concours, le métier, les élèves…)

 

En terme de temps de travail, concrètement, sur l’année, ça a donné ça :

-         22 heures de cours hebdo ( sans compter les samedis matins réservés aux conférences)

-         en travail personnel ( devoirs et recherches) : je me réservais les samedis et dimanche ( jusqu’aux concours blancs et au concours final) ; je travaillais pendant mes « trous » à l’IUFM, et le soir de 20h30 à 22h 22h30 ; j’ai commencé à gratter mes heures libres après les vacances de Février, où le rythme s’est accéléré : travail le samedi et le dimanche soir inclus ( journées restant pour la famille), et augmentation du temps de travail le soir jusque 23 heures.

 

( à suivre)


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Vendredi 11 avril 2008
publié dans : IUFM- mon année PE1
un petit spécial "dédicace" pour Tartiflette une lectrice apparemment assidue..
Alors oui le Foucher de Maths m'a beaucoup aidé. Je l'ai découvert trop tard ( début Février) pour avoir pu m'en servir à pleine puissance mais sincèrement, si tu prends celui là et le Hatier, c'est nickel.
Côté didactique je trouve le Hatier très complet, mais ce que je trouve super avec le Foucher, ce sont les bases/la théorie. C'est fait sous forme de fiches très synthétiques et complètes sur " la mise en route", puis " les apports théoriques" et le super point bonus, ce sont les exercices d'application qui tombent quasiment tout le temps pour le thème abordé, et la piste de résolution , exemple pour les exos sur les bases, les exos genre " vous avez un nombre à trois chiffres, le chiffre des dizaines est un multiple de 3 et le chiffre des unités suit le chiffre des dizaines, et quand vous inversez le chiffre des centaines et celui des unités, cela donne 325 ( je schématise)...ou le classique " un livre fait 372 pages, vous utilisez combien de fois tel nombre ?"

J'ai énormément appris avec le Foucher, c'est clair, concis. Pas de fioritures et pas de paraphrases, c'est sous forme de listes, aussi, donc tu retiens. Et en géométrie aussi il bétonne.

D'ailleurs, j'ai également le Foucher en Oral pro ( la bible) et en littérature jeunesse...

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Jeudi 3 avril 2008
publié dans : IUFM- mon année PE1
Finalement, l'atelier résistance et déportation s'est bien passé. J'appréhendais beaucoup, en me disant que ces gens ont suffisamment souffert comme ça, sans qu'on en rajoute avec nos questions.
Et bien comme tu le dis justement Titane, ils ont besoin d'en parler, et souhaitent transmettre ces témoignages, afin que l'on n'oublie pas, ni l'horreur de la guerre, ni comment cela a démarré. C'est ce dernier point qu'ils souhaitent continuer à transmettre, par rapport à ce que l'on vit dans le monde d'aujourd'hui. Effectivement, certains parallèles peuvent être faits.

Ensuite, séminaire sur le handicap et l'intégration des élèves handicapés au sein de l'école et en dehors de l'école. Sujet délicat aussi mais dont il faut absolument connaitre tous les tenants, des questions sur la handicap sont souvent posées lors de l'oral pro.

Enfin, restitution du concours blanc de français. Une grosse plantade, une synthèse baclée, sans plan vraiment ficelé, pas d'intro pas de conclu et pas d'introduction des documents. Je me suis relue hier soir et je me suis demandée un instant où était mon cerveau quand j'ai composé...ce sont des fautes que je ne fais jamais. Avais je donc dépensé toute mon énergie lors de l'épreuve de maths, le matin? sans doute.

> Lucie : moi, je veux un sujet sur Louis XIV...on ouvre les pronostics?

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