Voici donc un billet spécial « Marie Christine », mais il s’adresse à tous ceux qui voudraient mon
avis sur l’IUFM et les autres « méthodes de préparation ». Je vais peut être en cela empiéter sur l’excellent billet d’Elise Titane sur le même sujet, et autant y être, je donne donc
également mon avis sur la question épineuse : est ce que ça « vaut le coup » d’intégrer l’IUFM pour préparer le concours ?
Je répondrai d’abord par : ça dépend de la situation personnelle de chacun. Ca ne sera pas pareil
d’intégrer l’IUFM en tant que fraiche diplomé(e) de licence, ou en tant que « en reconversion » ( je mets dans cette catégorie tout ceux qui ont déjà gouté aux joies d’un boulot voire
plusieurs, qui ont de l’expérience professionnelle et qui souhaitent se diriger vers l’enseignement du premier degré).
Intégrer l’IUFM quand on sort de l’Université ne comporte pas de gros risques. Au pire, « perdre » une année et se diriger ensuite vers autre chose. Ou bien redoubler si on rate le
concours.
Intégrer l’IUFM si on est « en reconversion », c’est autre chose. D’abord l’aspect financier si on
suit le cycle normal, en journée ( à moins de bénéficier des assedic, il faut s’autofinancer) puis ensuite, l’aspect « vie familiale » car souvent, les « reconversion » sont
parents d’un voire plusieurs enfants, souvent.
Et là se pose la question de la gestion de la préparation au concours, cumulée à la gestion de la famille et de la maison.
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on peut aller à l’IUFM en soirée ou en journée selon la formule proposée en « reconversion » (exemple à Nimes en
journée ou en soirée, en Avignon, en soirée seulement)
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si on entre dans le cycle normal, les cours sont dispensés en journée.
J’ai eu la chance 1) de pouvoir financer ma formation et 2) de pouvoir organiser efficacement ma formation en
menant de front l’IUFM et ma vie de famille.
L’emploi du temps de l’IUFM a pu être aménagé ( dans la mesure du possible) pour ceux qui avaient comme moi
des contraintes familiales, et si tout ne pouvait pas être pris en compte, il fallait faire des choix. Mais dans l’ensemble, je suis tout à fait satisfaite de mon année.
J’ai pu organiser mon emploi du temps par rapport à mes possibilités de garde de mes enfants et de
l’encadrement périscolaire, afin que mes enfants ne soient pas trop lésés à cause des mes horaires. J’ai également eu la chance que mes parents acceptent de s’occuper des mes enfants le mercredi.
Une amie a été ainsi contrainte de zapper deux heures de français car pour elle il était impossible de sacrifier son mercredi, consacré à la garde de ses enfants.
Enfin, après avoir sympathisé avec les collègues de la promotion, il m’a toujours été possible de rattrapper
des cours ratés ou récupérer des comptes rendus de conférences où de séminaires auxquels je n’avais pu assister pour cause d’enfant malade ou autre.
En ce qui concerne le travail à fournir, évidemment cela dépend des gens. Et donc ensuite, ce travail a un
impact plus ou moins grand sur la vie familiale.
En ce qui me concerne, comme c’est la deuxieme fois que je me colle au concours, je connaissais les grandes
lignes de ce que l’on allait aborder, et ayant déjà révisé, le travail à fournir m’a semblé moins « lourd » que quelqu’un qui démarre du début ( une anecdote ici, lors d’un cours
d’astronomie, le prof a eu la sensation d’avoir inventé le fil à couper le beurre en indiquant que l’inclinaison de la Terre par rapport au soleil donnait le phénomène des saisons ; une
collègue ne savait pas que la Terre n’était pas perpendiculaire, mais inclinée vers le soleil. Un grand moment de solitude pour elle, quand elle a vu qu’elle était la seule à ne pas
savoir)
Mais bon, il y a les travaux dirigés, les exercices à faire et ceux à rendre, et surtout toutes les recherches
personnelles à effectuer, car on vous donne les clefs pour ouvrir les portes, ensuite à vous de vous informer. Il y a également un très gros travail de lecture ( les textes officiels, les
documents d’accompagnement, et toutes les références littéraires qui concernent le concours, le métier, les élèves…)
En terme de temps de travail, concrètement, sur l’année, ça a donné ça :
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22 heures de cours hebdo ( sans compter les samedis matins réservés aux conférences)
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en travail personnel ( devoirs et recherches) : je me réservais les samedis et dimanche ( jusqu’aux concours blancs et au concours
final) ; je travaillais pendant mes « trous » à l’IUFM, et le soir de 20h30 à 22h 22h30 ; j’ai commencé à gratter mes heures libres après les vacances de Février, où le rythme
s’est accéléré : travail le samedi et le dimanche soir inclus ( journées restant pour la famille), et augmentation du temps de travail le soir jusque 23 heures.
( à suivre)